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Grand Prix des Sciences de la Mer Albert Ier de Monaco

Ethic Ocean (anciennement SeaWeb Europe) a reçu, le 12 janvier dernier, le Grand Prix des Sciences de la Mer Albert Ier de Monaco, décerné par la Société de Géographie et remis par S.A.S Albert II de Monaco.

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Discours de François Pasteau

Monseigneur,
Monsieur le Président de la Société de Géographie,
Monsieur le Président du Jury,
Monsieur l’Ambassadeur,
Monsieur le Président de l’Institut océanographique,
Mesdames, Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord de vous exprimer, au nom de l’association SeaWeb Europe que j’ai l’honneur de présider, notre très grande gratitude et notre immense fierté de recevoir aujourd’hui ce Grand prix des Sciences de la mer Albert Ier.

Nous remercions très sincèrement les membres du Jury qui ont bien voulu, en nous décernant cette distinction, mettre en lumière le combat que notre association mène, avec ses nombreux partenaires, pour protéger les océans et les ressources halieutiques.

Nous sommes très honorés de cette marque de reconnaissance qui émane d’une organisation aussi prestigieuse que la société de géographie.

Nous mesurons toute la valeur de ce Prix qui porte le nom d’un humaniste, passionné par les océans, qui a consacré une part importante de sa vie à l’océanographie.

Votre présence, Monseigneur, est une preuve supplémentaire de votre engagement personnel, dans la lignée de ceux de votre aïeul et de votre père, au service des enjeux environnementaux de notre planète.

J’avoue avoir toujours été admiratif de votre investissement dans cette cause. Votre mobilisation autour du thon rouge ou de l’acidification des océans n’en sont que quelques exemples. Sujets qui nous sont chers et pour lesquels nous œuvrons également.

Ce Prix récompense en effet 10 années de travail pour notre association, créée en France en 2006.

SeaWeb Europe a pour vocation de travailler avec l’ensemble des professionnels de la filière, pour créer des opportunités de changements et contribuer à la mise en œuvre de pratiques durables.

Des professionnels qui sont responsables de nombreux emplois et de la pérennité de leur entreprise. Ces professionnels, et nous nous en réjouissons, prennent aussi progressivement conscience de leur responsabilité face à la préservation des océans. Si nous avons pu mesurer, avec satisfaction, l’évolution de la prise de conscience ces dernières années par de très nombreux acteurs, notre travail est malheureusement loin d’être achevé.

Ce prix ne marque pas donc un terme, mais au contraire constitue pour nous une étape et un encouragement à poursuivre nos actions, à renforcer notre œuvre pédagogique sur les sciences de la mer auprès de ceux qui en dépendent.

En ce domaine comme dans bien d’autres, le succès ne pourra être au rendez-vous que par un travail conjoint de l’ensemble des acteurs, par un renforcement de la coopération pour échanger des bonnes pratiques, pour faire émerger de nouvelles idées, expérimenter des solutions.

Je tiens également à remercier pour leur confiance, leur implication, et leur précieux concours, sans lequel rien ne serait possible, l’ensemble des partenaires avec qui nous travaillons depuis 10 ans.

J’ai bien sûr une pensée particulière pour l’équipe de SeaWeb Europe qui œuvre au quotidien pour fédérer toutes ces énergies et ces bonnes volontés au service de l’intérêt général.

Soyez assurés de notre détermination à poursuivre en ce sens, et au nom de tous les membres de notre association, je vous renouvèle mes très sincères remerciements pour l’honneur qui nous est ainsi fait.

Preuve que nous marquons aujourd’hui une nouvelle étape sur notre chemin, que nous sommes heureux de partager avec vous : dans les prochaines semaines, notre association prendra un nouveau nom. Elle deviendra « Ethic Ocean ». Ce sera l’occasion de donner une nouvelle impulsion, dans le respect des valeurs qui nous animent depuis toujours.

Merci à tous.

En 2017 SeaWeb Europe devient Ethic Ocean

Cela fait 10 ans que SeaWeb Europe œuvre pour la préservation des océans et des ressources halieutiques auprès des professionnels de la filière.

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2006

  • Création de SeaWeb en France pour le développement du programme Seafood Choices Alliance /Alliance Produits de la mer.
  • La campagne « L’autre Caviar » contribue à l’inscription de l’esturgeon à l’annexe de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

2008

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  • Première édition du Guide des espèces à l’usage des professionnels.
  • Premier Seafood Summit en Europe, à Barcelone, conférence de SeaWeb réunissant l’ensemble des parties prenantes des filières pêche et aquaculture au niveau international, sur les enjeux de la durabilité.
  • Prix Madrid Fusion de la biodiversité attribué à SeaWeb pour son programme « Alliance Produits de la mer ».

2009

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  • Relais & Châteaux s’engage au niveau mondial pour les produits de la mer durables (500 membres, 60 pays). Charte signée à l’unanimité lors du congrès de Biarritz (avec notamment suspension du thon rouge dans l’ensemble des établissements de l’association), sous l’impulsion d’Olivier Roellinger, vice-président Relais & Châteaux.
  • L’AGLIA/CNPMEM reçoivent le prix Seafood Champion, pour leurs travaux de sélectivité sur la langoustine.
  • OSO reçoit le prix Seafood Champion pour ses pratiques d’aquaculture durable.
  • Premiers ateliers de sensibilisation dans des écoles hôtelières.
  • Premiers ateliers dans des centres de formation en poissonnerie.
  • SeaWeb est partenaire du projet européen PISCES (life+ 2009-2012. Projet de gestion écosystémique sur une même zone maritime convoitée par différents pays européens).
  • 2e édition du Guide des espèces à l’usage des professionnels.

2010

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  • Seafood Summit à Paris, réunissant l’ensemble des parties prenantes des filières pêche et aquaculture au niveau international (record de participation depuis sa création : plus de 700 participants), avec la participation de Daniel Pauly.
  • L’association des Ligneurs de la pointe Bretagne reçoit le prix Seafood Champion.
  • 3e édition du Guide des espèces à l’usage des professionnels.

2011

  • Lancement de la première édition en France du Concours culinaire, pour les produits de la mer durables, sous le parrainage du chef Olivier Roellinger. Premier concours dédié à l’environnement et aux produits de la mer durables, cofondé avec FERRANDI Paris, l’école hôtelière de Dinard et l’association Relais & Châteaux.
  • Olivier Roellinger reçoit le prix Seafood Champion pour son engagement.
  • Rencontre à Bruxelles entre Olivier Roellinger, Maria Damanaki, Commissaire européenne en charge de la pêche et SeaWeb.
  • 4e édition du Guide des espèces à l’usage des professionnels.

2012

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  • Remise des prix du Concours pour les produits de la mer durables sur le salon Prorestel à Saint-Malo.
  • Le Chef François Pasteau reçoit le prix Seafood Champion.
  • Maria Damanaki, Commissaire européenne en charge de la pêche, intervient lors du congrès international Relais & Châteaux à Lisbonne, Portugal.
  • Projet FEP (Fonds européen pour la pêche) dans le Var, pour mobiliser les restaurateurs et les lycées hôteliers du département sur les enjeux des ressources halieutiques, en collaboration avec l’APAM (pêcheurs artisans du Var) et le Parc national de Port Cros.
  • Évaluation externe de l’impact de SeaWeb en France depuis 2006 : SeaWeb est perçue par les acteurs de la filière comme étant une organisation pertinente et désormais bien établie au sein du secteur.
  • 5e édition du Guide des espèces à l’usage des professionnels.

2013

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  • L’école hôtelière de Dinard et FERRANDI Paris signent la charte pour un approvisionnement durable en produits de la mer, pour leurs propres restaurants et pour les cours de cuisine.
  • 2e édition du Concours culinaire, qui devient le « Concours Olivier Roellinger, pour la préservation des ressources de la mer ».
  • Remise des prix aux lauréats lors du salon Seafood à Bruxelles

    Remise des prix aux lauréats lors du salon Seafood à Bruxelles

    Remise des prix aux lauréats du concours lors du salon Seafood à Bruxelles en présence de Maria Damanaki et d’Olivier Roellinger.
  • Le Trophée Gosset Celebris est remis à Olivier Roellinger pour le concours culinaire dédié à la préservation des ressources de la mer.
  • Les premiers poissonniers français signent la charte pour un approvisionnement en produits de la mer durables.
  • Première newsletter dédiée aux chefs et aux restaurateurs, sur les produits de la mer durables, en collaboration avec Fish2Fork.
  • SeaWeb Europe est partenaire du projet européen Celtic Seas Partnership (life+ 2013-2016).
  • 6e édition du Guide des espèces à l’usage des professionnels.
  • Indépendance du bureau de SeaWeb en France qui devient SeaWeb Europe. Kristian Teleki est Président de SeaWeb Europe.

2014

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  • Création du réseau de chefs engagés pour la préservation des ressources de la mer. Projet parrainé par Patricia Ricard, Présidente de l’Institut océanographique Paul Ricard et Olivier Roellinger.
  • Premières rencontres entre chefs et pêcheurs.
  • 3e édition (France) du Concours Olivier Roellinger, pour la préservation des ressources de la mer.
  • Première édition du Concours Olivier Roellinger en Espagne.
  • SeaWeb Europe rejoint la plateforme Océan et Climat.
  • 7e édition du Guide des espèces à l’usage des professionnels.
  • Remise des prix aux lauréats du concours à l’UNESCO, en présence de la Commission européenne, du Secrétaire exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO et de l’Ambassadeur de la France auprès de l’UNESCO.
  • François Pasteau

    François Pasteau

    Le Guide des espèces à l’usage des professionnels devient bilingue : il est disponible en néerlandais. Partenariat avec VLIZ (Institut flamand de la mer).
  • Le Guide des espèces a son Appli : Planet Ocean développée avec la Fondation Good Planet.
  • François Pasteau devient Président de SeaWeb Europe.

2015

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  • 4e édition du Concours Olivier Roellinger en France.
  • 2e édition du Concours Olivier Roellinger en Espagne.
  • Concours Terroir et Pêche durable au lycée Golf Hôtel de Hyères (Var) : déclinaison du concours Olivier Roellinger pour les lycées hôteliers du département, parrainé par le Chef Christophe Bacquié, membre Relais & Châteaux.
  • SeaWeb Europe rejoint la GSSI (Global Seafood Sustainability Initiative), en tant que membre du Comité de directeurs.
  • 8e édition du Guide des espèces à l’usage des professionnels.
  • Rencontre entre ostréiculteurs américains et ostréiculteurs français sur le changement climatique et l’acidification des océans, à Vannes, en partenariat avec le Comité Régional de la Conchyliculture Bretagne Sud et Ocean Conservancy (États-Unis).
  • Les membres de l’Équipage des cuisiniers de la mer participent à l’évènement « Venez pêcher à Montparnasse », dans le cadre de la fête de la gastronomie.

2016

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  • Le Concours Olivier Roellinger s’étend à l’Europe.
  • Remise des prix aux lauréats du concours à l’UNESCO, en présence de la Commission européenne, du Secrétaire exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO et de l’Ambassadeur de la France auprès de l’UNESCO.
  • Concours Terroir et Pêche durable au lycée Golf Hôtel de Hyères (Var) : déclinaison du concours Olivier Roellinger pour les lycées hôteliers du département, parrainé par le Chef Christophe Pacheco des Embiez.
  • Rencontre « Pêche durable » à Granville entre pêcheurs, Normandie Fraîcheur Mer et les membres de l’association Générations Cuisines et Cultures.
  • Rencontre « Pêche durable » en Espagne, en collaboration avec la Fondation Lonxanet, les pêcheurs artisans de Galice et les chefs espagnols Relais & Châteaux.
  • Guide pour lutter contre la pêche illégale

    Guide pour lutter contre la pêche illégale

    9e édition du Guide des espèces à l’usage des professionnels.
  • Publication du « Guide pour lutter contre la pêche illégale » en collaboration avec EJF (Environmental Justice Fondation), WWF France et le groupe Carrefour.
  • Conférence Océan & Pêche durable au Musée de la Marine à Paris, en collaboration avec WWF France et le groupe Carrefour.
  • Évaluation de l’intérêt des grossistes (marée) de Rungis, sur les enjeux des ressources halieutiques, mandatée par la Semmaris.

2017

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  • 12 janvier 2017 : SeaWeb Europe reçoit le Grand Prix des Sciences de la Mer Albert Ier de Monaco, décerné par la Société de Géographie, et remis par S.A.S. le Prince Albert II de Monaco.
  • SeaWeb Europe devient Ethic Ocean.
SEAWEB EUROPE/ETHIC OCEAN

Remercie l’ensemble de ses partenaires pour leur confiance, leur implication, et leur précieux concours, sans lequel rien ne serait possible.
BRUNO GAUVAIN

BRUNO GAUVAIN

« La Confédération nationale des Poissonniers Écaillers de France travaille depuis 10 ans avec SeaWeb Europe pour sensibiliser les futurs poissonniers du CFA de la poissonnerie de Rungis aux problématiques de la ressource. Cette collaboration a permis d’introduire les enjeux de la gestion des ressources et de l’environnement dans les nouveaux référentiels du BAC Pro Poissonnier, Écailler, Traiteur (créé en 2009) et du CAP poissonnier (rénové en 2007), établis auprès de l’Éducation nationale. Sensibilisée sur cette problématique, la Confédération a également choisi le thème « littoral et environnement » pour le concours Meilleur Ouvrier de France Poissonnier Écailler de 2015. Le Guide des espèces de SeaWeb Europe nous aide à accompagner les acheteurs en poissonnerie de détail dans des achats responsables. Certains poissonniers sont ainsi devenus des ambassadeurs de cette cause en s’engageant fortement sur le sujet ».

BRUNO GAUVAIN, Secrétaire Général de la Confédération nationale des Poissonniers, Écaillers, ancien directeur du CFA de la poissonnerie de Rungis

ALAIN BERNARD

ALAIN BERNARD

« Les actions originales portées par SeaWeb Europe depuis ces 10 années dans les lycées professionnels et technologiques se sont à chaque fois traduites pas des moments très forts de prise de conscience des publics concernés de l’impérieuse nécessité d’un comportement responsable dans la gestion des ressources de la mer. Les résultats sont encore fragiles et pour les générations futures il est important de persévérer grâce à des actions de sensibilisation pérennes comme le Concours Olivier Roellinger qui s’étend désormais à l’Europe et qui permet à chaque fois à des candidats et à leur entourage familial et professionnel de s’interroger sur les problèmes d’approvisionnement des produits de la mer et opter pour des comportements respectueux de leur environnement ».

ALAIN BERNARD, Directeur Délégué aux Formations Professionnelles et Technologiques, Lycée hôtelier Yvon Bourges de Dinard
CLAIRE IFFENECKER

CLAIRE IFFENECKER

« En tant que distributeur dédié aux professionnels de la restauration, nous avons fait appel à l’expertise de SeaWeb Europe afin d’aider nos clients restaurateurs à faire le meilleur choix possible pour préserver les ressources marines. Cette démarche d’entreprise en faveur du développement durable a été initiée en 2008 et se poursuit afin d’encourager une restauration de qualité respectueuse des hommes, de leur santé et de leur environnement ».

CLAIRE IFFENECKER, responsable Développement Durable de Brake France

Photo © Philippe Jalin
LESLEY SANDERS

LESLEY SANDERS

« Engagé dans le déploiement de sa stratégie pêche durable depuis 2009 dans le cadre de sa feuille de route responsabilité d’entreprise (Better Tomorrow 2025), Sodexo a toujours pu compter sur les conseils éclairés de SeaWeb Europe ».

LESLEY SANDERS, Directrice, Achats Responsables Sodexo

LAURENT FROGET

LAURENT FROGET

« Le guide des espèces reste un vrai support de travail pour moi depuis des années. Bravo ! ».

LAURENT FROGET, Chef de groupe DAVIGEL
HERVÉ GOMICHON,

HERVÉ GOMICHON,

« La collaboration de tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement est indispensable pour développer la pêche durable qui seule pourra préserver la biodiversité. SeaWeb Europe, par son action transversale au sein de la filière, est un partenaire précieux pour construire une offre responsable et transformer le marché ».

HERVÉ GOMICHON, Directeur Qualité & Développement Durable Groupe Carrefour
Olivier Roellinger

Olivier Roellinger

« Notre rencontre date de 2009, moment où notre association avait à cœur de s’engager et d’engager ses chefs partout dans le monde sur la préservation des ressources halieutiques. Nous voulions travailler avec un acteur qui connait et agit avec tous les acteurs concernés, pêcheurs, institutions, chefs, écoles et consommateurs. SeaWeb Europe est pour nous plus qu’une ONG, c’est un partenaire. Sa philosophie, ses valeurs, sont communes à Relais & Châteaux. Son approche pédagogique est unique et aide chacun d’entre nous à s’améliorer, à comprendre et à agir dans le bon sens, sans jugement, avec bienveillance et expertise. L’océan, le plus grand garde-manger au monde, commun à tous, doit être respecté ».

OLIVIER ROELLINGER, Chef des Maisons de Bricourt et Vice-Président de Relais & Châteaux
Bruno de Monte

Bruno de Monte

« La préservation des ressources halieutiques est vitale pour les générations à venir et l’équilibre des océans. Quel rôle peut (doit) tenir le cuisinier dans une gestion raisonnée des espèces ? Le Chef peut diversifier les produits de la mer qu’il propose à sa carte, les choisir en fonction de leur durabilité, et faire (re)découvrir au travers de recettes savoureuses des poissons parfois délaissés ! SeaWeb Europe parmi ses nombreuses actions, transmet des données scientifiques sur lesquelles appuyer nos enseignements et des réponses concrètes pour des achats responsables. Le concours de cuisine « Olivier Roellinger » est un précieux vecteur de communication et de sensibilisation. Les futurs chefs rencontrent à cette occasion l’ensemble des acteurs de la filière et comprennent mieux les métiers et les hommes qui dépendent de ces ressources. Nous avons le devoir d’accompagner les jeunes dans cette démarche ».

BRUNO DE MONTE, Directeur FERRANDI Paris
Nancy Fockedey

Nancy Fockedey

« VLIZ, l’Institut Flamand de la mer (Belgique) collabore avec SeaWeb Europe pour sensibiliser les acteurs de la filière sur les enjeux des produits de la mer durables. Le Guide des espèces est désormais disponible en néerlandais et nous sommes ravis d’être partenaire du concours Olivier Roellinger. Nous apprécions la stratégie de SeaWeb Europe qui communique auprès des professionnels pour les aider à faire des choix durables, sur base des données scientifiques. Face à la complexité du sujet, cette stratégie est pertinente, les professionnelsayant la responsabilité de fournir des produits durables aux consommateurs ».

NANCY FOCKEDEY, Responsable scientifique au sein du service communication de VLIZ
MARK SPALDING

MARK SPALDING

« Je suis ravi de l’essor que SeaWeb a pris en Europe. Cette organisation est désormais devenue incontournable auprès des acteurs de la filière. Je souhaite longue vie à Ethic Ocean et suis dans l’attente de pouvoir travailler ensemble sur des projets durables, les océans n’ayant pas de frontières ».

MARK SPALDING, Président The Ocean Foundation et Président de SeaWeb aux États-Unis.

Remerciement à nos financeurs

  • Fondation Oak
  • Fondation Daniel et Nina Carasso
  • Commission européenne
  • Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer
  • Conseil Régional PACA
  • Les acteurs de la filière pêche et aquaculture que nous avons pu accompagner dans leur politique d’approvisionnement en produits de la mer.
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Géographie gastronomique de la mer et gestion des ressources

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Géographie gastronomique de la mer et gestion des ressources
Vendredi 26 et samedi 27 janvier 2018
Au Château de Ferrières (Seine-et-Marne)

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Sauf exception, dans toutes les sociétés vivant à proximité de la mer ou de voies de communication rapides permettant d’y accéder, les poissons, crustacés, mollusques avec ou sans coquilles, mammifères marins, algues et tous les produits dérivés de ces ressources halieutiques entrent dans l’alimentation quotidienne, mais aussi extraordinaire, c’est-à-dire gastronomique. Brillat-Savarin définissait la gastronomie comme « la connaissance raisonnée de tout ce qui a rapport à l’homme en tant qu’il se nourrit ». En matière de gastronomie, les lieux, les habitudes, les modes, les représentations jouent un rôle essentiel et varient dans le temps comme dans l’espace. Aujourd’hui d’autres éléments sociétaux interviennent dans la gastronomie comme ceux de la gestion raisonnable des ressources et de l’environnement.

Les propositions de communications peuvent se rattacher à toutes les sciences humaines (géographie, histoire et histoire de l’art, archéologie, anthropologie, sociologie, économie, droit, lettres, etc.), mais aussi émaner de biologistes, de spécialistes de l’halieutique et de la filière des produits de la mer. Elles devront privilégier l’approche spatiale, c’est-à-dire la localisation et la répartition des phénomènes étudiés. Les trois thématiques suivantes seront abordées :

1. Les disponibilités

La richesse halieutique des mers est très diverse selon les zones et selon les régions du monde ; elle a évolué avec le temps et avec les activités humaines. Par ailleurs, afin de rendre disponibles ces ressources, et face aux inégalités de la répartition des populations humaines (plus ou moins proches des littoraux) ont été développés des courants commerciaux et des modes de conservation variés. Face aux enjeux de gestion des ressources, des régulations ont été mises en place. Deux phénomènes sont intervenus ces dernières décennies : d’une part la surpêche de certaines espèces sauvages naguère abondantes (cabillaud, thon, anchois, baleine, coquille Saint-Jacques, par exemple) qui font aujourd’hui l’objet de régulations et, d’autre part, le développement de l’aquaculture (saumon, bar, turbot, daurade, crevette…) avec de nouveaux enjeux environnementaux.

2. Les représentations

Comment s’explique que les goûts et l’attrait des nourritures marines varient d’une société à l’autre, d’une région ou d’un pays à l’autre, contribuant ainsi à la pression sur les richesses naturelles et à la formation des prix ? Symbolisme, identité, religion qui expliquent les dilections et les interdits seront abordés ici.

3. Les modes de consommation

Le cru (vivant, frais, mariné, séché, fumé…) et le cuit. Géographie des recettes et des sauces d’accompagnement. Les restaurants de poisson. Les chefs et leurs créations. Les accords entre les produits de la mer et les boissons.

Appel à communications

Les propositions de communications sont à renvoyer avant le 1er juillet à l’attention de Jean-Robert Pitte
Société de Géographie, 184, bd Saint-Germain 75006 PARIS
societegeographie@gmail.com

Chaque communicant disposera de 20 minutes pour sa présentation. Les textes devront être remis au plus tard au début du colloque. Une publication sera assurée dans les mois suivants.

Le comité scientifique donnera une réponse à chacun avant le 1er août. Les précisions sur l’organisation matérielle du colloque (horaires, hébergement, repas) seront données au début de l’automne.

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Dîner « Ressources de la mer durables » à FERRANDI-Paris

Menu signé Jonathan Datin et Julien Dumas

Jonathan Datin, Chef du restaurant gastronomique l’Edulis à Granville et Julien Dumas, Chef du restaurant gastronomique Lucas Carton à Paris, tous deux engagés pour la préservation des ressources de la mer.

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Réservation : https://www.helloasso.com/associations/ethic-ocean/evenements/diner-caritatif-au-profit-de-l-association-ethic-ocean

Pour toute information : contact@ethic-ocean.org

Ouverture des inscriptions du concours Olivier Roellinger 2018

Paris, le 27 septembre 2017

Le concours Olivier Roellinger mobilise de plus en plus de jeunes chefs européens autour de la préservation des ressources de la mer. L’édition 2018 s’ouvre aujourd’hui à l’ensemble des pays européens, sous le parrainage de Nicolas Hulot Ministre d’Etat, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire.

Le concours Olivier Roellinger vise à réunir des jeunes chefs et des élèves en formation dans le secteur de la restauration pour les mobiliser autour de la préservation des ressources de la mer. Au travers de ce concours, les candidats sont amenés à valoriser des espèces durables. L’objectif est avant tout de permettre à des professionnels de s’interroger sur une problématique environnementale et sociétale et de leur faire prendre conscience du rôle qu’ils peuvent jouer dans la préservation des ressources.

Pour Olivier Roellinger, chef des Maisons de Bricourt à Cancale et Vice-président de l’association Relais & Châteaux, le message porté par le concours est une priorité :
« La gastronomie, l’art de nourrir l’autre, doit désormais prendre en compte la santé de chacun, ce qui ne peut se faire sans prendre en compte la santé de la planète. Les cuisiniers les plus vertueux s’intéressent d’ores et déjà à l’ensemble des enjeux de l’alimentation et de la collectivité. Les ressources de la mer en sont un des piliers incontournables. Ce concours unique contribue à une mobilisation de plus en plus large ; après six années d’existence nous commençons à voir les changements de comportements qu’il suscite ! ».

Cuisine et ressources de la mer

Les ressources de la mer se raréfient alors que poissons, mollusques et crustacés ne cessent de séduire de plus en plus de consommateurs. C’est pour sensibiliser les futures générations de chefs et les jeunes professionnels de la restauration à la fragilité des ressources halieutiques et au rôle qu’ils peuvent jouer au sein de la filière (pêche et aquaculture), qu’a été créé le concours Olivier Roellinger, co-fondé par Ethic Ocean, FERRANDI Paris, le Lycée Hôtelier de Dinard et Relais & Châteaux.

Véritable lien entre les professionnels de la filière et les consommateurs, les chefs ont un rôle clef à jouer pour la préservation des ressources en choisissant des espèces dont les stocks sont en bon état. Par ailleurs, ils savent mieux que quiconque faire découvrir aux consommateurs des espèces souvent méconnues, ou jugées moins « nobles » que d’autres, mais pourtant tout aussi délicieuses, et dont les stocks ne sont pas fragilisés.

Les épreuves pratiques

  • Réalisation d’une première recette type gastronomique libre, à base d’un poisson, accompagné d’un mollusque, d’un crustacé ou d’une algue, en 2h30.
  • Une seconde recette « maison » simple et rapide pouvant être facilement réalisée par le grand public : travail de la même espèce de poisson proposée dans la recette gastronomique, déclinée de façon à pouvoir être cuisinée chez soi, en 30 minutes.
  • Argumentaire oral justifiant le choix des espèces choisies et des critères de durabilité.

À qui s’adresse ce concours ?

  • a) Catégorie Élèves ou apprentis de moins de 25 ans suivant une formation dans un centre de formation hôtelière conduisant à un diplôme de la restauration, au sein d’un des pays européens.
  • b) Catégorie Professionnels de moins de 35 ans, pour les jeunes chefs européens.

Les étapes du concours (élèves et professionnels)

  • Le 27 septembre 2017 : Ouverture des inscriptions
  • Le 5 janvier 2018 : Clôture des inscriptions
  • Janvier 2018 : Sélection des meilleurs dossiers de la catégorie « professionnels ». Sélection des meilleurs dossiers de la catégorie « élèves » pour chacune des 4 grandes régions européennes.
  • Mars – avril 2018 : Épreuves pratiques.
  • 8 juin 2018 : Remise des prix à l’occasion de la journée mondiale des océans.

Catégorie Élèves ou apprentis de moins de 25 ans

  • Europe de l’Est – 13 mars 2018

    Les épreuves se dérouleront en Hongrie (au lycée hôtelier de Budapest Business School) pour les candidats des pays suivants : Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie.
  • Europe de l’Ouest – 21 mars 2018

    Les épreuves se dérouleront en France (au lycée hôtelier de Dinard, Yvon Bourges) pour les candidats des pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, France, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse.
  • Europe du Sud – 27 mars 2018

    Les épreuves se dérouleront en Espagne (au lycée hôtelier ECOTUR de Valence) pour les candidats des pays suivants : Chypre, Espagne, Grèce, Italie, Malte, Portugal.
  • Europe du Nord – 5 avril 2018

    Les épreuves se dérouleront en Suède (au lycée hôtelier RyssbyGymnasiet de Ryssby) pour les candidats des pays suivants : Danemark, Estonie, Finlande, Islande, Lettonie, Lituanie, Norvège, Suède.

Catégorie Professionnels de moins de 35 ans

  • Professionnels – 9 avril 2018

    Les épreuves se dérouleront à FERRANDI Paris, pour les candidats des pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse.

La lutte contre la pêche illicite

La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INDNR) appauvrit les stocks de poissons, détruit les habitats marins, fausse la concurrence au détriment des pêcheurs honnêtes et affaiblit les communautés côtières, notamment dans les pays en développement – Règlement (ce) n° 1005/2008 du conseil.

Qu’entend-on par pêche illicite, non déclarée et non réglementée ?

La pêche INDNR peut revêtir différentes formes d’infractions :

  • La pêche illicite : non respect des règles applicables en matière de gestion et de conservation des ressources (dépassement des quotas de capture, non respect des maillages réglementés des filets, non respect des tailles minimales de capture, captures réalisées dans des zones ou pendant des périodes interdites…).
  • La pêche non déclarée : captures non déclarées ou déclarées de manière fallacieuse aux autorités publiques.
  • La pêche non-réglementée : par exemple, les activités de pêche menées dans des zones de haute mer par des navires de pêche sans pavillon ou battant pavillon d’États qui ne sont pas parties à l’organisation régionale de gestion des pêches (ORGP) concernée ; les activités de pêche menées dans des zones de haute mer qui ne sont soumises à aucune mesure de conservation et de gestion.

Le règlement de l’UE destiné à prévenir, à décourager et à éradiquer la pêche INDNR est entré en vigueur le 1er janvier 2010. Désormais :

  • Seuls les produits de la pêche validés comme étant légaux par l’État du pavillon ou le pays exportateur concerné peuvent être importés dans l’UE ou exportés à partir de l’UE.
  • Une liste des navires ayant des activités INDNR est régulièrement publiée.
  • Le règlement INDNR permet de prendre des mesures contre les pays qui commettent des infractions et qui ne mettent pas en œuvre les mesures de lutte contre la pêche INDNR : la Commission adresse un avertissement aux pays concernés (cartons jaune). Si, après attribution d’un carton jaune, et après le délai accordé pour effectuer des progrès (de 6 à 12 mois), la Commission européenne estime les avancées de l’État concerné insuffisantes, elle propose l’inscription du pays sur la liste des États « non coopérants » et lui adresse un carton rouge. L’attribution d’un carton rouge implique la fermeture de l’accès au marché européen pour les opérateurs du pays concerné. Le Cambodge, les Comores et Saint-Vincent-et-les-Grenadines sont actuellement « carton rouge ».
  • Les opérateurs européens qui pratiquent la pêche illégale, partout dans le monde et sous quelque pavillon que ce soit, risquent des amendes proportionnelles à la valeur économique de leurs captures.

En tant qu’acheteur professionnel, ai-je un rôle à jouer ?

Pour les produits provenant des eaux européennes : les produits doivent être déclarés, même s’il ne passent pas en criée. Vous pouvez demander une copie du journal de pêche pour vous assurer que le poisson, crustacé ou mollusque a été pêché dans un cadre professionnel. En cas de vente directe, exigez les documents officiels de vente (étiquette sanitaire…). Les produits de la mer capturés par les pêcheurs récréatifs sont interdits à la vente.

Pour les produits d’importation [[Dans la mesure où les systèmes de contrôle peuvent présenter des failles, il est recommandé de prendre des mesures complémentaires pour maîtriser les risques et contribuer ainsi à limiter l’achat de produits issus d’activités INDNR.]] : exigez le certificat de capture (vous devez pouvoir disposer des informations concernant l’ensemble de la chaîne de commercialisation, et ce jusqu’au navire concerné). Vos fournisseurs doivent pouvoir démontrer : une bonne compréhension du règlement INDNR, une bonne connaissance de la conduite relative de l’État du pavillon, le régime juridique applicable à la pêcherie, les risques associés aux points de contrôle critiques de la chaîne d’approvisionnement, la traçabilité de leur approvisionnement.

A savoir

Évaluée à environ 20% des captures mondiales, soit entre 11 et 26 millions de tonnes (source FAO 2015), la pêche INDNR représente une perte de 10 à 23 milliards de dollars chaque année au niveau mondial.

Le certificat de capture indique notamment la date de pêche, le nom du navire, la validation (autorisation d’activité) des autorités de l’État du pavillon, le nom de l’importateur, le contrôle à l’importation, la déclaration en douane. Ce certificat contribue à la traçabilité du produit et favorise le commerce légal (attention cependant aux faux certificats).

Pour plus d’informations

Guide à l’usage des professionnels pour lutter contre la pêche illégale

Saisonnalité et durabilité

Un produit « durable » est un produit qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Une pêche « durable » est une pêche gérée de manière à assurer le renouvellement de l’espèce pour permettre de prélever une même quantité de poisson indéfiniment.

Les calendriers de consommation de produits de la mer abondent. Dans bien des cas, ils indiquent pour chaque espèce les saisons de production qui correspondent aux saisons de reproduction (frai), alors que les poissons se regroupent et forment des concentrations qui facilitent leur capture.

D’un point de vue biologique, une pêche pratiquée en période de frai ne pose pas de problème, à condition que le stock de poissons soit en bon état et que les quotas soient respectés. Cependant, le frai donne lieu chez de nombreuses espèces à des concentrations de poissons qui les rendent extrêmement vulnérables à l’activité de pêche (comme par exemple le bar pour lequel la pêche au chalut pélagique peut entraîner de fortes mortalités sur les populations, puisque les poissons sont regroupés et faciles à capturer en grande quantité pendant cette période).

En outre, certaines espèces sont de moindre qualité gustative lors de leur période de reproduction (cas de la sole et autres poissons plats : chair molle et femelles grainées sont moins appréciées des consommateurs), ce qui contribue à une plus faible valorisation économique et à un gaspillage en termes de produit avec perte de matière.

Enfin, les économistes notent que ces pêches sur concentration de frai représentent une captation de la rente économique au profit d’un petit nombre d’acteurs seulement, tandis que certains défendent que ce type de pêche donne un meilleur rapport kg capturé/litre de gazole consommé. De plus, ces captures importantes (sur une courte période) conduisent à une baisse des prix et donc à une mauvaise valorisation de la ressource. D’une manière générale, la pêche au moment du frai doit être envisagée avec prudence. Elle est à bannir dans le cas de stocks fragilisés.

Politique commune des pêches

La Politique Commune des Pêches (PCP) a vu le jour en 1982 et est révisée tous les dix ans. En 2002, les objectifs de la nouvelle PCP visaient à assurer « le développement durable des activités de pêche d’un point de vue environnemental, économique et social ». En 2012, trois quarts des stocks européens étaient surexploités (82 % des stocks de Méditerranée, 63 % des stocks de l’Atlantique. En mer Baltique 4 stocks sur les 6 pour lesquels des données scientifiques étaient disponibles).

Le livre vert, un aveu d’échec par la Commission européenne

En avril 2009, la Commission européenne a analysé les échecs de la PCP de 2002 dans son Livre Vert et a lancé une large consultation publique en vue de sa réforme. Elle décrit ainsi la situation « (…) une surexploitation des stocks, une surcapacité des flottes de pêche, de fortes subventions, une faible résilience économique et une baisse des quantités de poissons capturées par les pêcheurs européens. La PCP telle qu’elle existe actuellement n’a pas suffisamment bien fonctionné pour prévenir ces problèmes (…). Il y a trop de navires pour trop peu de poissons et un grand nombre de segments de la flotte européenne ne sont pas viables économiquement ».

Une nouvelle politique des pêches depuis le 1er janvier 2014

La nouvelle politique des pêches adoptée par le Conseil de l’UE et le Parlement européen fin 2013, est entrée en vigueur le 1er janvier 2014. Elle vise à ramener les stocks de poissons à des niveaux permettant une exploitation maximale durable (RMD), à mettre fin aux pratiques de pêche génératrices de gaspillage et à créer de nouvelles possibilités de croissance et d’emploi dans les régions côtières.

La Commission européenne a proposé de réformer profondément la Politique Commune selon 5 grands axes principaux :

  • Interdire les rejets en mer.
  • Établir des Totaux Admissibles de Captures (TAC) en accord avec l’approche du Rendement Maximum Durable (RMD), rendement qui correspond à la quantité maximum d’un stock de poisson que l’on peut prélever de manière durable.
  • Mettre en place des Quotas Individuels Transférables (QIT) ; quota qui peut être transféré (échangé, vendu ou loué) à d’autres entreprises de pêche.
  • Décentraliser la politique d’application de la Politique Commune des Pêches.
  • Réformer l’outil financier d’accompagnement et de mise en œuvre de la nouvelle politique commune des pêches, le FEAMP (Fonds Européen des Affaires Maritimes et de la Pêche). Les enjeux économiques, politiques, sociaux et environnementaux étaient énormes et le débat sur la réforme proposée en 2011 a été très vif.

Quel sera l’impact du Brexit pour les pêcheurs européens ? Alors que le Royaume-Uni quitte l’Union européenne, de nouvelles négociations vont s’établir concernant les autorisations de pêcher dans les eaux britanniques pour les pays-pêcheurs de l’Union européenne. Les pêcheurs français, qui sont historiquement très présents dans les eaux britanniques, sont très inquiets à ce sujet.

Interdiction des rejets en mer

La pratique des rejets consiste à rejeter à la mer, vivants ou morts, les poissons dont on ne veut pas, soit parce qu’ils sont trop petits, soit parce que le pêcheur ne dispose pas de quotas ou en raison d’intérêt commercial moindre. La nouvelle politique commune de la pêche prévoit depuis janvier 2015 une obligation de débarquement.

Afin que les pêcheurs puissent s’adapter à ce changement, l’obligation de débarquement est introduite progressivement, entre 2015 et 2019, pour l’ensemble des pêcheries commerciales (espèces soumises au total admissible de captures ou aux tailles minimales) de l’Union européenne.

Dans le cadre de cette obligation, toutes les captures doivent être conservées à bord, débarquées et imputées sur les quotas. Les poissons n’ayant pas la taille requise ne pourront pas être commercialisés aux ns de la consommation humaine. L’obligation de débarquement est appliquée pêcherie par pêcherie. Les modalités de mise en œuvre gurent dans des plans pluriannuels ou, à défaut, dans des plans de rejets spécifiques. Une tolérance de 5 à 7 % est accordée et des exceptions existent pour les espèces qui ont un taux de survie élevé lorsqu’elles sont rejetées (telles que la langoustine).

Les gouvernements et les professionnels ont souligné les difficultés techniques et les coûts engendrés par une telle obligation. Les réactions ont été vives. Les Etats membres doivent s’assurer que leurs flottes respectent cette interdiction sous peine de sanction. Par ailleurs, l’obligation de débarquement pour l’amélioration des ressources fait débat car sans changement des pratiques de pêche, débarquer des poissons morts au lieu de les rejeter n’améliore en rien l’état des ressources. Cette mesure incite les professionnels à améliorer la sélectivité des engins de pêche.

Dans le cadre de la nouvelle Politique Commune des Pêches en Europe les rejets d’espèces sous-tailles (rejetés morts à la mer) sont progressivement interdits (avec 5 % d’exception et uniquement pour les espèces soumises à quotas ou aux tailles minimales). Ces poissons, trop petits pour être commercialisés, seront transformés en tant que co-produits de la pêche en farine et huile de poissons pour nourrir les élevages, en aliments pour animaux domestiques, en fertilisants, etc…

Une nouvelle méthode pour fixer les TAC et les quotas

Le texte voté impose que les stocks halieutiques européens soient exploités au RMD d’ici à 2020 et qu’ils s’y maintiennent par la suite. En 2016, 16 stocks, représentant un quart des captures, en Europe, sont exploités au RMD sur les 42 stocks évalués scientifiquement (qui représentent 90 % des captures). L’état des 125 autres stocks évoluant dans les eaux européennes qui représentent 10 % des captures restant inconnu.

Distribution de droits de pêche transférables

Craignant une concentration et une industrialisation de la pêche par un système de droits individuels transférables monétarisés qui favoriserait la spéculation et la concentration excessive des quotas, il a été adopté la décision suivante : il revient à chaque Etat membre de définir les objectifs et les modalités d’une gestion à base de droits privés de pêche.

Régionalisation

La PCP prévoit de régionaliser un certain nombre d’instruments et de mesures : plans pluriannuels, plans de rejets, établissement de zones de reconstitution des stocks de poissons et mesures de conservation nécessaires au respect des obligations au titre de la législation de l’UE sur l’environnement. Cette décentralisation était souhaitée par une grande majorité de pêcheurs et soutenue par de nombreuses ONG.

Un nouveau fonds européen

La mise en œuvre de la réforme de la politique commune des pêches s’appuie sur un instrument financier, le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). Ce Fonds a fait l’objet d’un accord politique entre le Parlement européen et le Conseil pour la période 2014-2020. L’enveloppe financière a été partagée entre les Etats membres. Le FEAMP vise à contribuer à reconstituer les stocks halieutiques, à réduire l’impact de la pêche sur le milieu marin et à éliminer progressivement les pratiques dommageables de rejets. Il devrait contribuer à soutenir la pêche et les jeunes pêcheurs et permettre de dynamiser l’innovation, d’aider les communautés à diversi er leur économie, de financer des projets créateurs d’emplois et d’améliorer la qualité de vie le long des côtes européennes. Enfin, le Fonds souhaite soutenir le développement de l’aquaculture européenne dans le cadre d’une politique européenne de croissance bleue.

A savoir

Mesures de conservations

Afin de promouvoir la durabilité des activités de pêche dans les eaux de l’Union européenne et de protéger un stock particulier ou un groupe de stocks, l’Union européenne dispose d’un certain nombre de mesures de conservation. Il s’agit notamment :

  • Des totaux autorisés de captures (TAC), divisés en quotas nationaux, afin de limiter la quantité maximale de captures de poissons d’un stock spécifique au cours d’une période donnée.
  • Des mesures techniques, telles que les largeurs des mailles des filets, la sélectivité des engins de pêche, la fermeture de zones de pêche, la fixation d’une taille minimale au débarquement et la limitation des captures accessoires.
  • De la limitation de l’effort de pêche en réduisant le nombre de jours d’activité en mer des navires de pêche.
  • D’une définition du nombre et du type de navires de pêche autorisés à opérer.
  • D’une interdiction des rejets depuis 2015.

Pour plus d’informations

http://ec.europa.eu/fisheries/cfp/index_fr.htm

Guide des espèces

Poster résumant les informations du Guide des espèces – Édition 2018 :

 Poster : Guide des espèces

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